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Kinshasa : des structures féminines réclament justice face aux insultes visant la Première ministre

La capitale congolaise a fait l’objet, lundi 27 avril 2026, d’une mobilisation portée par plusieurs organisations féminines réunies au sein de la Marche mondiale des femmes, coordination nationale-RDC. Les manifestantes ont dénoncé avec fermeté les propos injurieux et sexistes visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, avant de déposer un mémo officiel à la Primature et au ministère de la Justice pour solliciter des poursuites conformes à la loi.

À l’issue de cette mobilisation, un mémo a été déposé à la Primature ainsi qu’au ministère de la Justice afin d’exiger une réponse judiciaire ferme.
Selon les organisatrices, cette initiative visait à condamner publiquement les attaques verbales jugées dégradantes et contraires aux valeurs de respect de la femme et des institutions de la République.

Prenant la parole au nom des participantes, Maître Thérèse Kulungu, coordinatrice nationale de la structure organisatrice, a expliqué les motivations de cette mobilisation citoyenne.

« Face à cette situation préoccupante, la marche pacifique organisée en ce jour avait pour objectifs de dénoncer fermement ces dérives verbales et comportementales inacceptables, exprimer notre solidarité indéfectible à Son Excellence Madame la Première ministre, alerter les autorités judiciaires sur l’urgence d’une réponse appropriée et exemplaire », a-t-elle déclaré.

Elle a également annoncé l’introduction d’une plainte formelle afin que les auteurs présumés de ces actes répondent de leurs propos devant les instances compétentes.

« Par ailleurs, une plainte formelle a été initiée par nos soins afin que les faits susmentionnés soient examinés avec toute la rigueur requise par la loi », a ajouté Maître Thérèse Kulungu.

Par cette action citoyenne, les structures féminines entendent rappeler la nécessité de protéger la dignité des femmes engagées dans la gestion publique et de lutter contre toute forme de violence verbale en politique. Elles espèrent désormais une réaction des autorités compétentes afin que ce dossier serve d’exemple dans la promotion du respect des institutions et de l’égalité en République démocratique du Congo.

G.E

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